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Li-Fi : une technologie d’avenir ?

Li-Fi  : une technologie d’avenir ?
[:fr]Le Li-Fi, ou « light fidelity », est un nouveau type de connexion sans fil qui transmet des données via la lumière d’ampoules LED, dont il est possible de maîtriser parfaitement sur le plan électronique les variations d’intensité lumineuse. Fonctionnant comme un morse optique à haute fréquence, la lumière s’éteint et se rallume à des fréquences que l’oeil est incapable de distinguer sous forme de sintillement, alors qu’un capteur électronique qui le transforme en données numériques, oui. Ce principe de transmission des données sans fil via la lumière directe d’une lampe LED s’il ne permet pas, tout comme l’infra-rouge, de s’affranchir des obstacles et des distances trop importantes, offre la possibilité en champ proche de transmettre les données près de trente fois plus rapidement que le WiFi (la technologie offre jusqu’à jusqu’à 1 Gbits de débit pour la bande passante). C’est le physicien allemand, Harald Haas, qui, le premier a mis au point une solution de ce type, en insérant un microcircuit dans une lampe LED de salon connectée à une source de transmission de collecte amont (soit fibre optique, CPL ou DSL …). L’ambition du chercheur allemand était en 2011 de transmettre des données sans fil depuis chaque ampoule électrique : « Cleaner, greener, bright … »

Présentation de Harald Haas à la conférence TED d’août 2011

Une multitude d’applications du LiFi est possible comme l’accès public à Internet par le biais de lampadaires. Le LIFI pourrait faciliter les transmissions des données sans fil à travers le spectre du visible en apaisant les craintes de certains usagers vis à vis des ondes électromagnétiques. Le LIFI est aussi économe en énergie car il utilise l’éclairage de monsieur tout le monde et ne consomme que tres peu d‘énergie supplémentaire.

Les limites du LIFI

Toutefois, il ne fonctionne que si la lumière est allumée, même faiblement, mais doit être allumée… ce qui limite l’usage dans des espaces publics ! L’interactivité est impossible sauf en le couplant avec une autre technologie (ex CPL, WIFI….) ce qui limite son développement : Un peu a l’instar des premières technologies de transmission satellitaires (désormais bidirectionnelles) les terminaux ou objets connectés en LiFi ne peuvent pas émettre. Il interdit donc toutes applications transactionnelles ou qui nécessitent d’envoyer des flux vers le réseaux (envoi d’email, connexion type VOIP, messagerie instantanée, connexion à un domaine professionnel ou personnel …).
Les usages du LiFi sont, du coup, limités à la diffusion pure de signal quand aucune remontée n’est nécessaire. Par exemple la géolocalisation à l’intérieur d’un bâtiment ou pour des services de type broadcast (téléchargement d’applications, de documents, de contenus médias, visualiser des flux vidéo HD …) en « poussant » des contenus vers une tablette, un smartphone … dans toutes les pièces de la maison, dans les chambres d’hôtels, dans un lieu professionnel, dans un espace commercial, pour l’accueil d’un service public ou lors de la visite d’une exposition. Le LIFI n’est qu’une technologie des derniers mètres : Il nécessite de déployer un réseau de collecte derrière les « lampes LED », c’est une énorme infrastructure de collecte à établir. Plusieurs pistes pourraient coupler CPL et LIFI dans les réseaux d’éclairage public.

Le LiFi dans les lieux publics

FLYER-NAUTIQUE-A5Le LIFI nécessite de changer le parc des lampes actuelles par des LED compatibles LIFI : 14 Milliards d’ampoules dans le monde. Dans une 1ère génération le LIFI pourrait cibler des applications industrielles ou des espaces spécialisées : ciblés au départ (gare, métro, train, tunnel, aéroport, avion, hôpitaux, usines, musées, centres de congrès ou d’expositions …). L’enjeu industriel le plus important reste celui de convaincre les fabricants de devices (smartphone, tablettes, objets connectés …) d’équiper de base en LIFI leurs produits. Sans l’effet de taille critique du parc de terminaux doté d’interfaces compatibles avec le LIFI, cette technologie pourrait rester cantonnée à des univers très industriels professionnels ou des « niches » de marché très ciblé comme c’est le cas pour CPL (Courant Porteur en Ligne). L’avenir du LIFI est donc incertain mais c’est une technologie complémentaire à celle qui existe. Le « LiFi » intéresse en premier lieu les entreprises, et pourrait notamment trouver sa place dans les hôpitaux, dans musées (où il pourrait remplacer les guides audio), ou encore dans les gares – pour aider les voyageurs à se repérer.

Encore peu d’applications dans la muséographie

Vignette-ClemenceauLes infrastructures muséales pérennes en Li-Fi demeurent toutefois encore l’exception. En France, la première application à notre connaissance a été réalisée par la société Mazedia sur un dispositif mobile début décembre 2013, à l’Historial de la Vendée lors de l’exposition Clémenceau. Mazedia proposait une aide à la visite interactive au sein de laquelle la technologie Li-Fi permettait d’afficher de manière géolocalisé les différents contenus de la visite en fonction de la position du visiteur. Depuis, le musée de la carte à jouer à Issy-Les-Moulineaux a également mis en place un tel dispositif accessible à l’aide de simples tablettes.

Axians faisait par exemple une démo sur son stand du 19ème SIME SITEM de luminaires Li-Fi, mais pas encore d’annonce. Idem, pour le fabricant de guides multimédia Sycomore qui a engagé un partenariat avec Lucibel autour d’un futur visioguide équipé du Li-Fi.

Naissance d’Oledcomm, un spécialiste du Lifi

kit-LiFi-XSEn France, il existe une start-up basée à Versailles très en pointe sur ces technologies Lifi Oledcomm (Optical LED communication) créée en 2012 dans le but de valoriser et transférer les solutions LiFi vers l’industrie. Leurs applications ont été présentées pour la première fois au public lors du salon LeWeb 2012, sur le stand de France Télévisions. Conçus et fabriqués en France, les produits d’Oledcomm sont appelés à être commercialisés dans les mois à venir. Pour la production de ses ampoules, Oledcomm a signé un partenariat commercial avec Philips Lighting France. Un Smartguide a été développé pour le musée Grévin de Montréal : remplaçant les audioguides, les visiteurs équipés de tablettes peuvent obtenir des informations sur les oeuvres devant lesquelles ils se trouvent (informations complémentaires, vidéos, photos…). Récemment, lors de la nuit des musées, le 11 mai 2015, Oledcomm a réalisé une démonstration du potentiel du LiFi dans les musées dans le cadre de l’exposition « Chasseur de Lumière » au Musée des Arts et métiers.[:en]Le physicien allemand, Harald Haas, a mis au point une solution qu’il appelle «données à travers l’éclairage » en envoyant des données à travers une ampoule LED qui varie en intensité plus vite que l’œil humain. C’est la même idée que la télécommande à infrarouge, mais beaucoup plus puissante.

Cette technologie consiste à insérer un microchips dans la lampe LED connectée à une source de transmission de collecte amont (soit fibre optique, CPL ou DSL …).
Harald Haas veut transmettre des données sans fil depuis chaque ampoule électrique : « Cleaner, greener, bright … »

Présentation de Harald Haas à la conférence TED d’août 2011
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Une multitude d’applications du LiFi est possible, depuis l’accès public à Internet par le biais de lampadaires, aux voitures qui pourront communiquer via leurs phares, en passant par les avions, les sites industriels sensibles… Le LIFI pourrait faciliter les transmissions des données sans fil à travers le spectre du visible en apaisant les craintes de certains usagers vis à vis des ondes électromagnétiques.

les limites du LIFI

Paradoxe si LIFI est économe en énergie car utilise l’éclairage et ne consomme que tres peu d ‘énergie supplémentaire => il ne fonctionne que si la lumière est allumée, même faiblement, mais doit être allumée… ce qui limite l’usage dans des espaces publics !

Le LIFI est mono-directionnel (on ne peut que recevoir et pas émettre vers le capteur LIFI) l’interactivité est donc impossible sauf en le couplant avec une autre technologie (ex CPL, WIFI….) ce qui limite son développement : Un peu a l’instar des premières technologies satellitaires (désormais bidirectionnelles) les terminaux ou objets connectés des usagers ne peuvent pas émettre. Il interdit donc toutes applications transactionnelles ou qui nécessitent d’envoyer des flux vers le réseaux (envoi d’email, connexion type VOIP, messagerie instantanée, connexion à un domaine professionnel ou personnel …).
Les usages du LiFi sont, du coup, limités à la diffusion pure de signal quand aucune remontée n’est nécessaire. Par exemple la géolocalisation à l’intérieur d’un bâtiment ou pour des services de type broadcast (téléchargement d’applications, de documents, de contenus médias, visualiser des flux vidéo HD …) en « poussant » des contenus vers une tablette, un smartphone … dans toutes les pièces de la maison, dans les chambres d’hôtels, dans un lieu professionnel, dans un espace commercial, pour l’accueil d’un service public ou lors de la visite d’une exposition.

Le LIFI n’est qu’une technologie des derniers mètres : Il nécessite de déployer un réseau de collecte derrière les « lampes LED », c’est une énorme infrastructure de collecte à établir. Plusieurs pistes pourraient coupler CPL et LIFI dans les réseaux d’éclairage public.

Le LIFI nécessite de changer le parc des lampes actuelles par des LED compatibles LIFI : 14 Milliards d’ampoules dans le monde. C »est un énorme marché, mais il ne faut pas arriver trop tôt ou trop tard comme pour toute innovation, il faut ouvrir la réflexion dès la conception d’un éclairage d’un bâtiment, d’un quartier, d’un moyen de transport, d’un espace public (station de métro …) … !

=> Dans une 1ère génération le LIFI pourrait cibler des applications industrielles ou des espaces spécialisées : ciblés au départ (gare, métro, train, tunnel, aéroport, avion, hôpitaux, usines, musées, centres de congrès ou d’expositions …).

L’enjeu industriel le plus important reste celui de convaincre les fabricants de devices (smartphone, tablettes, objets connectés …) d’équiper de base en LIFI leurs produits. Sans l’effet de taille critique du parc de terminaux doté d’interfaces compatibles avec le LIFI, cette technologie pourrait rester cantonnée à des univers très industriels professionnels ou des « niches » de marché très ciblé comme c’est le cas pour CPL (Courant Porteur en Ligne) qui au début des années 2000 était positionné comme concurrent de l’ADSL pour l’accès internet à domicile. Mais, son marché a été réduit à la portion congrue de « distribution interne » aux bâtiments et notamment des logements en support ou complément du WIFI. Le CPL pourrait retrouver un second souffle avec la diffusion massive des compteurs intelligents électriques dans le cadre des évolutions « smartgrid » (en France notamment 35 millions de compteurs Linky équipés en CPL d’ici 10 ans). L’avenir du LIFI est donc incertain mais c’est une technologie complémentaire à celle qui existe.

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Marc Bourhis

IstoryLab est un site de partage d'informations que je suis amené à récolter dans le cadre de mon activité consacrée à l'innovation numérique dans les domaines de la préservation et de la valorisation des patrimoines, de la médiation culturelle sur le web ou sous forme d'applications mobiles, in situ dans les musées ou les lieux touristiques ... Ces informations vous permettrons, je l'espère, de décrypter les nouveaux scénarii d'usage des innovations numériques.

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