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Le numérique varié et convivial au musée de l’homme

Le numérique varié et convivial au musée de l’homme

Après six ans de travaux et de réaménagements intérieurs touchant jusqu’à l’architecture du lieu entièrement remaniée, le musée de l’homme a réouvert ses portes le 17 octobre 2015 avec une scénographie qui laisse une large place aux dispositifs numériques et dont la finalité a été pensée sous un angle autant pédagogique que convivial. Dans la nouvelle galerie de l’homme, le numérique fait son entrée sans Applis mobiles ni réalité augmentée mais avec une grande cohérence d’ensemble via notamment un fil rouge sensoriel et des ilôts fixes aux contenus ludiques et esthétiques. « Les dispositifs numériques sont en fait à l’image de la scénographie du musée dans son ensemble, comme le souligne Alexis Amen, chef de projet des contenus numériques du musée. La variété de dispositifs a été rendue possible, car nous avons été associés à l’ensemble des réunions préparatoire dès la fin du pré-programme. Ainsi, nous avons pu négocié avec les différents corps de métiers parti-prenantes scientifiques (NDLR : 2 laboratoires et 150 chercheurs), scénographes, agences créatives, maîtres d’ouvrage… afin de préserver la cohérence des scenarii numériques au cœur du parcours muséal ».

Un fil rouge et des dispositifs numériques fixes  très diversifiés

Le nouveau musée de l’homme est divisé en trois grandes thématiques : Qui sommes nous ? D’où venons-nous ? Ou allons-nous ? Au sein de ces grandes thématiques, on trouve en général cinq ou six îlots, sortes de sous-ensembles thématiques constitués principalement de vitrines montrant des objets issus de l’histoire moderne, ancienne et de la préhistoire de l’humanité. Au travers de duos de petites bornes tactiles, dont le contenu a été réalisé par l’agence Opixido, un premier niveau d’informations encyclopédiques sous forme écrites et photographiques est donné au visiteur en complément des cartels.
Le musée de l’homme dispose en plus de ces bornes, somme toute assez classiques, d’un fil rouge assez unique appelé parcours sensoriel. Celui-ci mêle, au travers d’une quinzaine d’ilôts disséminés dans le musée, les impératifs d’accessibilité aux mal-voyants et un témoignage audio qui donne un éclairage original à tous les visiteurs. Les bustes, qui surmontent ces ilôts, parlent en effet et lancent un dialogue sonore basé sur une controverse scientifique propre à l’endroit du musée où l’on se trouve. Ces dialogues ont été écrits par l’équipe du musée de l’Homme, et enregistrés par Simon Cacheux de la société Life Design Sonore.

Hors de ces deux fils rouges, les dispositifs numériques sont d’une grande diversité et il est bien difficile de tous les citer tant ils sont variés. Il mêle des surfaces tactiles subtiles comme une vitrine permettant de toucher du doigt la diversité de la connaissance sur le fonctionnement du cerveau humain au travers de courts documents scientifiques en vidéo conçus par l’agence Drôle de trame qui a par ailleurs réalisé d’autres vidéos dans le musée sur l’art pariétal et l’Afrique à l’intérieur du bus. Non loin, on découvre aussi un jeu de trois dalles « multitouch » placées de manière horizontale qui incite à jouer en famille avec des personnages très cartoon, afin de découvrir la nature sociale de l’être humain à travers les thèmes de l’alimentation, de la parenté, ou des rapports entre hommes et femmes. Ce dispositif multijoueurs a été réalisé par l’agence Opixido.

 

Toujours dans la première partie de la galerie de l’homme décidément très riche en dispositifs numériques, on découvre également un double écran associé à une Kinect qui incite le visiteur à rejouer la diversité des gestuelles et postures du genre humain.

Enfin, toujours dans cette veine qui consiste à se servir du numérique pour montrer plus que pour démontrer la diversité de l’humanité, le musée de l’homme propose une immersion sonore au sein des traditions chantées en lien avec la nature et la spiritualité à l’intérieur d’une langue de grande taille dans lequel on peut tenir en famille…

Dans l’espace dédié à la préhistoire de l’homme pour laquelle nous disposons de moins d’éléments tangibles auxquels nous raccrocher hormis le résultat de fouilles, la scénographie réalisée par l’agence Zen+dCo devient plus audacieuse et s’articule autour d’ilôts thématiques ainsi qu’une sculpture aérienne qui sert de séparation entre les deux premières parties. Cette seconde thématique laisse une place de choix à de grands écrans plats affichant des infographies animées réalisées par réalisées par Fleur de papier qui représentent les origines de notre espèce hominidé.

A ce stade, on trouve également une des innovations ludiques du musée de l’homme au travers d’une roue circulaire qui, dès lors qu’on la tourne, se synchronise avec l’exploration sur grand écran d’un tunnel espace-temps nous faisant prendre la mesure physiquement de la courte période de l’histoire de notre planète que représente la présence de l’homme sur terre. Cette manivelle spatio-temporelle a été réalisée par le studio « Fleur de papier« , déjà habitué à des dispositifs semblables pour la Cité des sciences. Dans cette partie du musée  consacré à nos origines, le visiteur sera également sans doute amusé par le morphing Neandertal réalisé par Active Creative Design et Emmanuel Mâa Berriet qui propose un morphing de sa tête en temps réel à chaque visiteur suivant les caractéristiques morphologiques de nos ancêtres, tandis qu’il sera fasciné par le petit théâtre optique réalisé par Sim & sam qui donne à voir par l’image le travail d’interprétation des archéologues sur des fouilles préhistoriques.

Fidèle à sa vision transverse de l’homme

La dernière partie du musée laisse entrevoir la compréhension de l’ensemble des étapes de l’analyse ADN d’une population au travers d’un quiz animé sur une borne multitouch (Opixido), tandis que l’essentiel des dispositifs numériques dans cette dernière partie se concrétise par des écrans de toutes tailles et dans tous types d’emplacements qui donnent à voir les grands phénomènes qui bouleversent l’humanité tel que le réchauffement climatique. Cela commence par un patchwork d’écrans plats en finissant par un immense écran circulaire contenant de remarquables infographies animées réalisées par Pôle nord studio.
Enfin, last but not least, notre tour d’horizon des dispositifs numériques du musée de l’homme ne serait pas tout à fait complet sans évoquer le travail d’intégration de l’ensemble du musée réalisé par Videlio et qui se concrétise aussi au travers d’une remarquable exposition temporaire « Chronique d’une renaissance » consacrée aux coulisses de la réouverture du musée de l’homme.[:en]After six years of construction and interior fittings relating to the architecture of the completely redesigned place, the Human museum reopened October 17, 2015 with a set design that leaves plenty of room for digital devices and whose purpose was thought that teaching as much as a friendly angle. In the new human gallery, digital entered no moving Apps or augmented reality but with great overall consistency in particular via a sensory thread and fixed islands to recreational and aesthetic content. « The digital devices are made in the image of the museum’s scenography as a whole as emphasized Alexis Amen, project manager of digital content of the museum. The variety of devices has was made possible because we have been associated with all preparatory meetings at the end of the pre-program Thus, we have negotiated with the various scientific bodies involved party trades (note:. 2 and laboratories 150 researchers) , set designers, creative agencies, project owners … in order to preserve the coherence of digital scenarios in the heart of the museum path « .

A red line and very diverse fixed digital devices

The new Human museum is divided into three major themes: Who are we? Where do we come from? Where are we going ? Within these broad themes, there are usually five or six blocks, sort of thematic subsets consisting mainly of windows showing objects from modern history, ancient and prehistory of humanity. Through duets small touch screens, the content was created by the agency Opixido, a first level of encyclopedic information in written and photographic form is given to the visitor in addition to cartels.
The Human museum has in addition to these terminals, all in all fairly standard, a rather unique thread called sensory journey. This mell through fifteen islands scattered throughout the museum, the visually impaired with accessibility requirements and audio testimony that gives new light to all visitors. The busts, that overcome these islands, indeed speak and launch a dialogue based on sound scientific controversy own museum in the place where you are. These dialogues were written by the team of the Museum of Man, and recorded by Simon Cacheux society href= »http://lifeds.fr/ » Life Sound Design .

Out of these two red son, digital devices are of great diversity and it is difficult to list them all as they are varied. It mixes subtle tactile surfaces as a showcase for finger diversity of knowledge about how the human brain through scientific document short video designed by the agency Drôle de trame who also produced other videos in the museum of wall art and Africa inside the bus. Nearby, we also discover a set of three tiles « multitouch » horizontally placed prompting the family to play with very cartoon characters, to experience the social nature of human beings through the food themes relatives, or between men and women. The multiplayer system was realized by the Opixido agency.

Also in the first part of the human gallery decidedly rich digital devices, one also discovers a double screen associated with a Kinect prompting the visitor to replay the diversity of gestures and postures of the human race.

Finally, also in this vein is to use digital to show than to demonstrate the diversity of humanity, man’s museum offers a sound immersion in the traditions sung in connection with nature and spirituality inside a large language in which one can hold family …

In the space dedicated to human prehistory for which we have less tangible elements that cling except the result of excavations carried out by the scenography agency Zen + dCo becomes bolder and revolves around thematic islands and an aerial sculpture that serves as a separation between the first two parts. This second theme gives pride of place to big flat screens displaying animated graphics made by made by href= »http://www.fleurdepapier.com/#/fr/Web » Flower paper that represent the origins of our hominid species.

At this stage, there is also a playful innovations of human museum through a circular wheel, once one turns it, synchronizes with the big-screen exploration of a space-time tunnel making us physically take the measure of the short period in the history of our planet posed by the presence of man on earth. This spatiotemporal crank was made by the studio Fleur de papier, already used to similar devices for Science City. In this part of the museum dedicated to our origins, the visitor will also probably amused by the Neanderthal morphing directed by Active Creative Design and Emmanuel Mâa Berriet offering real-time morphing his face to each visitor according to the morphological characteristics of our ancestors, while he will be fascinated by the small optical theater directed by Sim & Sam giving see by the image interpretation of the work of archaeologists on prehistoric excavations.

True to its transverse view of man

The last part of the museum suggests an understanding of all stages of DNA analysis of a population through a lively quiz on a multitouch terminal (Opixido), while most of the digital devices in the latter part is realized by screens of all sizes and in all types of locations that give to see the great phenomena that shake mankind such as global warming. It starts with a patchwork flat screens ending with a huge circular screen with remarkable animated graphics produced by North Pole studio.
Last but not least, our round-up of digital devices of the Human Museum is not quite complete without mentioning the work of integrating the whole museum created by Videlio and is also implemented through a remarkable exhibition » Chronicle of a rebirth  » devoted to scenes of the reopening of the Museum of Man.[:]

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About The Author

Marc Bourhis

IstoryLab est un site de partage d'informations que je suis amené à récolter dans le cadre de mon activité consacrée à l'innovation numérique dans les domaines de la préservation et de la valorisation des patrimoines, de la médiation culturelle sur le web ou sous forme d'applications mobiles, in situ dans les musées ou les lieux touristiques ... Ces informations vous permettrons, je l'espère, de décrypter les nouveaux scénarii d'usage des innovations numériques.

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